Tel est le titre d'un récent article de Stephen M. Walt, publié dans la revue Foreign Affairs de Mars/Avril 2026. "Predatory Hegemon. How Trump Wields American Power". La réflexion ici menée cherche à définir et qualifier l'approche des relations internationales qu'est celle de D. Trump, tour à tour qualifiée d'hégémonie illibérale, de réaliste, nationaliste, mercantiliste, impérialiste, isolationniste. Il y a sans doute une part de vrai dans chacune de ces étiquettes, mais il est difficile finalement de définir précisément sa posture, de la saisir dans son intégralité à l'aide d'un seul concept. S.M. Walt en propose donc un nouveau, qui définirait l'approche trumpienne des RI au cours de son second mandat présidentiel: celui d'hégémon prédateur, hégémonie prédatrice. Cette nouvelle étiquette désignant l'attitude américaine consistant à tirer profit de sa situation dominante pour soutirer des bénéfices économiques, tributs, marques de soumission tant de la part de ses adversaires que de ses alliés, dans une logique où seuls les USA sont gagnants. L'analyse de S.M. Walt va plus loin. Elle postule que cette stratégie est vouée à l'échec à long terme: alimente la défiance, affaiblit les alliances, réduit l'influence et la sécurité américaines.
Un second article publié dans le même numéro de la revue Foreign Affairs, signé par Alexander Cooley et Daniel Nexon, prolonge la réflexion et avance même que la politique étrangère américaine est désormais largement subordonnée aux intérêts privés du président américain et de son entourage.
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