Le dernier numéro de la revue Métal Hurlant (n°18, février 2026) met à l'honneur le transhumanisme.
On attribue généralement l'introduction du terme à Julian Huxley (biologiste et écrivain britannique), qui en fait le titre de l'un de ses essais en 1957. (Julian Huxley, Transhumanism, pp. 13-17, in New Bottles for New Wine, 1957, Edinburgh) Dans ce texte J. Huxley postule que l’homme est devenu, sans l’avoir choisi, le « gestionnaire » de l’évolution sur Terre, et qu'il est désormais de sa responsabilité de réaliser pleinement les potentialités humaines — physiques, intellectuelles et spirituelles — tant au niveau individuel que collectif. Or, la plupart des êtres humains vivant très en dessous de leurs capacités, il reste un immense champ inexploré : celui des possibilités de la personnalité, de l’intelligence, de la créativité et du développement spirituel. La science doit apporter les moyens de ce dépassement. Soulignons qu'il ne doit pas s'agir de projets individualistes, mais bien d'une ambition pour l'humanité toute entière qui doit collectivement franchir ces nouvelles limites.
Dans un rapport de 2020 sur l"Internet of Bodies", la RAND Corporation rappelait l'une des définitions du transhumanisme: une vision philosophique et politique qui promeut l’usage des technologies pour dépasser les limites biologiques humaines (augmentation physique ou cognitive des humains, repousser les limites de l'espérance de vie et du vieillissement, utilisation de technologies avancées pour "améliorer" l'être humain au-delà de ses capacités naturelles). L'internet des corps (internet of bodies), notion que décline le rapport, s'inscrit dans la vision plus large du transhumanisme.
Toutes ces notions, tous ces projets, soulèvent bien sûr des questions éthiques.
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