La RAND Corporation vient de publier un rapport intitulé "How Artificial Intelligence Could Reshape Four Essential Competitions in Future Warfare" (22 janvier 2026).
De quelle manière l'IA pourra-t-elle influencer la guerre (la manière dont combattent les armées et remportent les conflits)? Question relativement conventionnelle donc, que celle de l'impact des technologies, aujourd'hui l'IA, la robotique, demain le quantique, hier le cyber, l'informatique, sur la guerre, la façon de la faire, et parfois sur la nature même de la guerre.
Postulat: les capacités cognitives humaines (mémoire, vitesse d'analyse, fatigue, etc.) ne sont plus ou seront de moins en moins un facteur limitant. Grâce à l'IA les capacités de traitement et analyse des données/informations sont pratiquement sans limites. Ce que les auteurs du rapport formulent de la manière suivante: "AI delivers on its goal of removing the limits of human intelligence as a constraint on military operations". La question du rapport est alors: quelles sont les conséquences de cette hypothèse sur la conduite de la guerre? Pour tenter d'y répondre le rapport propose un cadre conceptuel organisé autour de 4 objets: quantité versus qualité; dissimulation versus détection; C2 centralisé versus décentralisé; cyber-offensif versus cyber-défense.
Les auteurs concluent:
- "Quantity could gain a significant edge over quality"
- "More-sophisticated hiding could help offset advances in finding, but this will require new approaches and investments in deception"
- "Mission command—a hybrid of centralized and decentralized C2 models—will remain desirable"
- "Cyber defenses will benefit from AI in ways that could make battle networks more resilient against cyberattacks in the long term."
- "Militaries that fail to embrace mass and deception might be at a serious disadvantage in a world of advanced AI."
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