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Saturday, January 24, 2026

USA - 2026NDS - National Defense Strategy - Department of War

USA - 2026NDS - National Defense Strategy - Department of War. Unclassified 23 January 2026. 34 pages. Document subtitled "Restoring Peace Through Strength for a New Golden Age of America". 

Le texte inscrit en préambule du document, signé par le secrétaire à la défense, met en avant la doctrine "America First" de D. Trump qui veut faire rupture avec un passé au cours duquel les intérêts des américains auraient été négligés. Cette critique ferme des postures, politiques, décisions des gouvernements précédents recourt à des formulations qui ne font pas dans la demi-mesure: "Previous administrations squandered our military advantages and the lives, goodwill, and resources of our people" in grandiose nation-building projects and selfcongratulatory pledges to uphold cloud-castle abstractions like the rules-based international order" ("Les administrations précédentes ont dilapidé nos avantages militaires ainsi que les vies, la bonne volonté et les ressources de notre peuple dans des projets grandioses de construction nationale et des promesses auto-satisfaites de défendre des chimères telles que l'ordre international fondé sur des règles."). "Cette approche repose sur un réalisme flexible et pragmatique". 

Le document décline les  modalités envisagées pour traduire le projet "America First" au prisme de la stratégie de défense. Le document dans son ensemble prend la forme d'un texte de déclaration de politique internationale, dans lequel les sources de tensions identifiées restent globalement les mêmes qu'auparavant (Chine, Russie, Iran, Corée du Nord, terrorisme islamiste...), mais où d'autres sont apparues (migration), et où l'on voit s'affirmer les nouveaux objectifs (Groënland...).  

L'objet "cyber" est assez peu présent dans le document. Le cyberespace demeure toutefois l'un des vecteurs des menaces qui pèsent sur la sécurité nationale. La cyberdéfense est donc au rang des priorités de la défense américaine. L'IA est à peine évoquée. 


Thursday, January 22, 2026

USA - AI in future warfare

La RAND Corporation vient de publier un rapport intitulé "How Artificial Intelligence Could Reshape Four Essential Competitions in Future Warfare" (22 janvier 2026).

De quelle manière l'IA pourra-t-elle influencer la guerre (la manière dont combattent les armées et remportent les conflits)? Question relativement conventionnelle donc, que celle de l'impact des technologies, aujourd'hui l'IA, la robotique, demain le quantique, hier le cyber, l'informatique, sur la guerre, la façon de la faire, et parfois sur la nature même de la guerre. 

Postulat: les capacités cognitives humaines (mémoire, vitesse d'analyse, fatigue, etc.) ne sont plus ou seront de moins en moins un facteur limitant. Grâce à l'IA les capacités de traitement et analyse des données/informations sont pratiquement sans limites. Ce que les auteurs du rapport formulent de la manière suivante: "AI delivers on its goal of removing the limits of human intelligence as a constraint on military operations". La question du rapport est alors: quelles sont les conséquences de cette hypothèse sur la conduite de la guerre? Pour tenter d'y répondre le rapport propose un cadre conceptuel organisé autour de 4 objets: quantité versus qualité; dissimulation versus détection; C2 centralisé versus décentralisé; cyber-offensif versus cyber-défense. 

 Les auteurs concluent: 

"Quantity could gain a significant edge over quality"

"More-sophisticated hiding could help offset advances in finding, but this will require new approaches and investments in deception"

- "Mission command—a hybrid of centralized and decentralized C2 models—will remain desirable"

- "Cyber defenses will benefit from AI in ways that could make battle networks more resilient against cyberattacks in the long term."

-  "Militaries that fail to embrace mass and deception might be at a serious disadvantage in a world of advanced AI."

USA - Déclaration d'Emily Harding (CSIS) sur l'échec de la cyber-dissuasion américaine

Testimony by Emily Harding Vice President, Defense and Security Department, CSIS, on “Defense through Offense:  Examining U.S. Cyber Capabilities to Deter and Disrupt Malign Foreign Activity Targeting the Homeland.” 13 January 2026. 

Dès la première phrase du document Emily Hardin pose un constat: la cyber-dissuasion américaine est un échec, et n'a pas su empêcher l'escalade dans les cyberattaques menées par des adversaires. Les réponses de l'Etat ont été trop timides. Non que les capacités offensives américaines soient insuffisantes. Elles sont sans doute même inégalées. Mais la puissance de ces capacités n'a pas suffi à dissuader les agresseurs. Un changement dans la manière de penser doit s'opérer: ne plus considérer les cyberattaques comme des nuisances inévitables, mais les considérer pour ce qu'elles sont, des opérations hostiles étrangères (tout en conservant la distinction entre criminalité, et actions hostiles qui sont ici le fait des puissances étrangères). Les capacités offensives sont importantes mais la défense est faible. Emily Harding propose que le gouvernement soit plus ferme dans ses postures et déclare que les cyberattaques sont des attaques, dès lors qu'elles mettent en péril la vie, la santé, la sécurité, les infrastructures critiques. Chaque cyberattaque contre les infrastructures critiques devrait par défaut être considérée comme acte intentionnel de destruction, appelant les réponses du même niveau que pour toute attaque contre les USA. Emily Harding appelle à durcir la posture, les réponses, à définir des normes internationales plus strictes, et à les mettre en œuvre.  

Tuesday, January 20, 2026

USA - Transforming Advana to Accelerate Artificial Intelligence

Dans le prolongement de la Stratégie IA pour le DOW, le même jour le Département publie un document concernant le programme Advana: "Transforming Advana to Accelerate Artificial Intelligence and Enhance Auditability Restructuring for the Artificial ". 

Advana est une plate-forme de données dédiée à l'usage du DOW, développée par le CDAO (Chief Digital and Artificial Intelligence Office) 

L'objectif est ici de restructurer Advana autour de 3 programmes distincts: 

- War Data Platform (WDP) program team: intégrer les données, fournir des accès standardisés au données

- Advana for Financial Management program team: fournir des outils d'audit financier pour préparer le budget 2027

- WDP Application Services program team: rationaliser tous les environnements applicatifs Advana

Monday, January 19, 2026

USA - Artificial Intelligence Strategy for the Department of War

Le Département de la Guerre américain (Department of War - Secretary of War) a publié le 9 janvier 20265 un document intitulé "Artificial Intelligence Strategy for the Department of War". Le document exprime les idées suivantes: 

- L'IA est désormais incontournable et va transformer radicalement, en profondeur, les forces armées, la façon de faire la guerre. Le texte ne recourt pas à la notion de "révolution dans les affaires militaires", et préfère celle de "transformation". 

- L'armée doit construire sa modernisation en s'appuyant sur les technologies IA développées par les entreprises américaines, leaders mondiales dans le domaine

- L'objectif est de renforcer la puissance de feu et l'efficacité des militaires: "...to make our Warfighters more lethal and efficient". 

- Faire table rase de tout l'héritage d'un passé qui pourrait venir freiner cette course pour la reconfiguration des forces: "Aggressively identifying and eliminating bureaucratic barriers to deeper integration, which are vestiges of legacy information technology and modes of warfare". 

- Il y a urgence. Le texte insiste sur la vitesse, l'accélération. Les délais accordés à la réalisation de certaines tâches ou nouvelles obligations au sein des services de l'armée sont courts (parfois 30 jours à compter de la publication de ce Memorandum). 

- Tout ou presque doit intégrer de l'IA, sous peine de restriction des ressources allouées: "Exercises and experiments that do not meaningfully incorporate AI and autonomous capabilities will be reviewed by the Director of Cost Assessment and Program Evaluation for resourcing adjustment. ". 

- On pourra également relever l'absence de la notion de "cyber" dans le document. Il est par contre, sans surprise, question des données, des traitements IA ("AI compute")... 

Saturday, January 10, 2026

Cuba: politiques d'informatisation, de sécurisation et de défense de son cyberespace

Le destin de Cuba est au centre de toutes les attentions, après que les USA aient mené une opération contre le Venezuela et pourraient menacer l'île d'un sort identique. Intéressons nous ici à ce qu'est le cyberespace cubain, aux politiques qui en définissent la sécurité, et aux manifestations des menaces qui affectent cet espace. Le cyberespace cubain est-il prêt à résister à des cyber-opérations qui précèderaient une attaque militaire, comme ce fut le cas au Venezuela? Le cyberespace cubain est-il aussi vulnérable et aussi exposé que ne l'a été le cyberespace vénézuélien au cours des deux dernières décennies, confronté à des cyberattaques ciblant ses infrastructures essentielles?  

Les politiques d'informatisation de Cuba
Les premiers pas de Cuba dans l'ère de l'informatique se font dès la fin des années 1960. Les Joven Club de Computacion y Electronica sont créés en 1987 pour diffuser la culture informatique auprès des jeunes. Dans les années 1990 un programme d'informatisation de la société est initié, dans un contexte difficile pour Cuba (pour une chronologie plus détaillée de l'informatisation à Cuba voir le site ecured.cu). La première connexion à Internet à lieu en septembre 1996. En 2002 est inaugurée l'UCI (Universidad de Ciencias Informaticas). Les blocus économiques et commerciaux imposés par la suite par les Etats-Unis à Cuba limitent les capacités d'acquisition de nouvelles technologies (hardware, software, accès à des ressources...) de cette dernière. Aujourd'hui Cuba poursuit son développement dans le champ informatique/telecom/internet avec le soutien d'entreprises chinoises (Huawei, ZTE..) dans le domaine des télécoms (mais aussi en appui aux stations d'interception des communications (SIGINT)). Avec la Russie, Cuba envisagerait de développer le projet Cayo Digital qui permettrait l'émergence d'une "silicon valley" ou hub du numérique. Si le nombre de citoyens ayant accès à internet augmente régulièrement, le pays dispose encore de capacités de connexion au réseau mondial modestes. Deux câbles sous-marins relient Cuba à l'internet, l'un passant par la Martinique (déployé par Orange), l'autre connectant l'île au Venezuela. Deux autres câbles relient Cuba aux Etats-Unis, mais il s'agit de liaisons réservées à la base militaire américaine de Guantanamo. 
Le document de "Politique de transformation numérique" (Transformación Digital, la Agenda Digital Cubana y la Estrategia para el Desarrollo y Uso de la Inteligencia Artificial) publié par le Ministère des Communications cubain en 2024 rappelle que cette transformation est non seulement essentielle pour le développement économique, mais qu'elle doit également contribuer à la défense de la souveraineté nationale, à la sécurité et à la protection du pays, au renforcement de la justice sociale et de l'identité culturelle, et à l'amélioration des conditions de vie des citoyens. On observe là la primauté des enjeux sécuritaires. Dans ses grandes lignes la stratégie de cybersécurité qui y est déclinée ne se distingue guère de celle que peuvent formuler les autres Etats, grands ou petits, hyperconnectés ou moins. On y retrouve les priorités suivantes: souveraineté technologique (développement d'applications par des acteurs cubains) tout en ayant conscience qu'il faut acquérir dans le même temps - et donc à l'étranger - les technologies de cybersécurité, cybersécurité des infrastructures critiques, capacités et mesures de prévention, détection, protection du cyberespace, renforcer la coopération internationale. L'accent est également mis sur l'importance de créer des contenus numériques nationaux, alternatives aux discours des médias dominants internationaux, et contrer la désinformation étrangère. 

La construction d'une politique de cybersécurité et cyberdéfense. 

Au niveau national une politique de cybersécurité est mise en œuvre qui prend forme sous diverses modalités: organisation de journées nationales de la cybersécurité, encadrement juridique de la cybersécurité (décret-loi 35 d'août 2021 qui insiste sur les droits et obligations des utilisateurs et fournisseurs de services de l'internet, la résolution 105/2021 sur les réponses aux incidents de cybersécurité, décret-loi 370 de 2018 sur l'informatisation de la société cubaine; le décret 360 du 31 mai 2019 sur la sécurité des technologies de l'information et de la communication et la défense du cyberespace national, ...) La cybersécurité est intégrée dans la politique d'informatisation du pays (elle est par exemple mentionnée dans la "Politica integral para el perfeccionamiento de la informatizacion de la sociedad in Cuba", texte de 2017). La cybersécurité est une composante de l'affrontement contre les activités "ennemies" et délictuelles. La cybersécurité est sous la responsabilité principale du Ministère des Communications (Acuerdo 8151, del 22 de mayo de 2017, del Consejo de Ministros), en coordination avec les Forces Armées Révolutionnaires et le Ministère de l'Intérieur. Elle fait intervenir de nombreux ministères et des organisations dédiées telles que le CERT de l'OSRI, le CSIRT-BCF (BioCubaFarma), Un article de NBCNews publié en 2017 fait état de l'existence d'un cyber commandement. Globalement, si l'informatisation de Cuba s'inscrit dans une histoire longue, la construction des politiques de cybersécurité, qu'accompagne la publication d'un paquet dense de texte (décret-loi, résolutions...), connaît une nouvelle étape à compter de 2017. Antérieurement toutefois le sujet fait déjà l'objet de mesures particulières: organisation des Ateliers sur l'informatisation et la cybersécurité en 2015, création du Consejo de Informatizacion y Cyberseguridad en 2013, création de la Oficina de Seguridad de Redes Informáticas (OSRI) en 2001...

Sur la scène internationale, les autorités cubaines dénoncent l'utilisation agressive du cyberespace, forme de guerre non conventionnelle menée contre des Etats souverains. Ce discours fut notamment repris par le ministre de la justice cubain à l'occasion de la signature de la convention de Hanoi en 2025. Les autorités appellent à la coopération internationale bi ou multilatérale. Des échanges ont lieu avec les alliés historiques (Russie, Chine) et des rencontres ont été organisées avec les Etats-Unis (en 2015 par exemple) sur les questions de cybersécurité.  

Des incidents répertoriés

- Juillet 2025: envoi massif de courriers à plus de 20 000 utilisateurs du service de mail étatique. Le message concerne la commémoration du 11 juillet 2021, date de manifestations massives à Cuba. les autorités dénoncent une opération de déstabilisation
- Mai 2025: d'anciens employés de Kaspersky révèlent que le groupe de hackers Careto, qui a entre autres attaqué Cuba, agissait sous contrôle des autorités espagnoles
- Janvier 2025: le compte X du Ministère des affaires étrangères cubain aurait été piraté par un un utilisateur de la plate-forme voulant promouvoir une crypto-monnaie (un jeton nommé SCUBA, supposée être la propre monnaie virtuelle de Cuba, sur Solana). 
- Mars 2024: la chaine Youtube de l'agence de presse cubaine Prensa Latina est piratée
- 24 février 2024: Anonymous Cuba défigure le site de Bufetes Colectivos de Cuba. Les messages demandent la libération de prisonniers politiques.  
- Janvier 2024: selon ETCSA (Empresa de Telecomunicaciones de Cuba), les autorités cubaines on rapporté plus de 2600 incidents de cybersécurité au cours de l'année 2023.  
- Janvier 2023: piratage de sites internet d'universités cubaines
- 12 juillet 2021, et plusieurs jours durant, des cyberattaques paralysent de nombreux sites officiels et du gouvernement, notamment de la Présidence, du ministère des relations extérieures, et plus généralement un ensemble de sites hébergés par l'ETECSA,  ainsi que des organes de presse nationale (Granma, Cubadebate), plusieurs attaques émanant, selon les médias cubains, des Etats-Unis mais aussi de France, Finlande, Inde ou encore Canada (sans qu'aucun de ces pays ne puisse cependant être mis en cause). 
- Mars 2004: défiguration du site du gouvernement cubain pendant 2 jours

Thursday, January 8, 2026

Positionnement officiel des Etats face à l'opération américaine au Venezuela

Les gouvernements de la quasi majorité des états de la planète ont réagi à l'intervention américaine menée au Venezuela. Nous avons identifié 3 principaux types de réactions (la typologie pourra être plus détaillée): 

- Les gouvernements qui ont expressément condamné l'intervention américaine (catégorie 0 dans la carte ci-dessous)

- Les gouvernements qui ont exprimé leur soutien sans retenue à l'intervention américaine (catégorie 1 dans la carte ci-dessous)

- Les gouvernements qui n'ont ni soutenu ni condamné expressément, et qui insistent plutôt sur leurs inquiétudes pour le droit international, appellent au respect des droits du peuple vénézuélien, à une résolution pacifique de la situation en se proposant parfois comme médiateurs. 

Carte "World Leaders Reactions". Copyright Daniel Ventre, 8 janvier 2026

Saturday, January 3, 2026

Les cyberattaques contre le Venezuela

Il est encore difficile ce 3 janvier 2026 de savoir si l'exploitation du cyberespace, et si oui dans quelle mesure, a pu jouer un rôle dans l'opération militaire menée par les Etats-Unis contre le Venezuela. Les USA auraient lancé une cyberattaque contre les systèmes électriques afin de plonger Caracas dans le noir au cours de l'attaque aérienne dans la nuit du 2 au 3 janvier. Plusieurs sites semblent également être inaccessibles (https://mincyt.gob.ve/, www.oncti.gob.ve, ...)

Ces dernières années le Venezuela a subi plusieurs cyberattaques. Mais rien ne différencie cette situation de celle de la quasi majorité des états de la planète. 

Ci-dessous un rapide aperçu des cyberattaques qui ont été rendues publiques. Au travers de cette courte énumération nous constatons que les cyberattaques ciblent une à une les infrastructures essentielles du pays: réseau de téléphonie, électricité, industrie pétrolière, gouvernement... 

- 15 Décembre 2025, l'entreprise étatique pétrolière PDVSA victime d'une cyberattaque. Les autorités accusent les Etats-Unis. L'entreprise a déjà été confrontée à d'autres cyberattaques et cyber-incidents au cours des années passées (en 2002, une cyberattaque freine sa production de plus de 87%). 

- Janvier 2025: un groupe d'hacktivistes né de l'alliance entre deux groupes préexistants (Team BD Cyber Ninja et Red Wolf Cyber) vise l'Inde et le Venezuela.  

- Août 2024: le président Nicolas Maduro dénonce une tentative de cyber coup d'Etat fasciste (ie. venant des USA) et affirme que les forces de défense, principalement visées, sont en mesure de résister et mettre en échec ces opérations de déstabilisation. 

- A partir du 28 juillet 2024, et durant plusieurs jours, la totalité des sites officiels du Venezuela ont été victimes d'attaques DDoS. Le Conseil National Electoral (CNE) aurait été ciblé. Les autorités dénoncent une tentative d'ingérence étrangère. Mais l'attaque contre le CNE fut fin août 2024 revendiquée par Astra, hacker leader du groupe de pirates Cyber Hunters

- Septembre 2021: le système financier vénézuélien victime d'une cyberattaque. 

- 2020: au cours de la dernière année du premier mandat de Donald Trump, la CIA aurait mené des cyber-opérations contre le régime de Maduro, paralysant les systèmes utilisés par les services de renseignement vénézuéliens. 

- Août 2019: le groupe de hackers "Machete" attaque plusieurs pays latino-américains, dont le Venezuela. Plusieurs Giga de données confidentielles de l'armée vénézuélienne sont piratés. 

-  En mars 2019, le pays est privé d'électricité. Le président Maduro affirme que ce blackout est causé par une cyberattaque. Démenti des Etats-Unis. Il semblerait que l'accusation ne repose sur aucune preuve concrète. Sur cette affaire, lire l'analyse de Joe Devanny, L.R.F. Goldoni, B. P. Medeiros (2021) qui s'attardent sur le duel rhétorique entre les USA et le Venezuela, et l'instrumentalisation politique de l'incertitude cyber. 

- Août 2018: une cyberattaque contre le principal opérateur de téléphonie mobile prive 7 millions d'individus de communications

- Août 2017: un groupe de hackers, les "The Binary Guardians", attaques les sites de 40 institutions vénézuéliennes. Les hackers dénoncent le régime dictatorial de Maduro. 

- Avril 2013: le jour des élections présidentielles, le compte Twitter de Nicolas Maduro est piraté 

- Septembre 2011: des hackers piratent les comptes Twitter de détracteurs du président Hugo Chavez. 

- Septembre 2010: piratage du compte Twitter de Hugo Chavez

- Décembre 2002: une installation portuaire du pays est victime de cyberattaque (en période de grève générale). 

La lutte contre les cyber-menaces est à ce point importante qu'elle est même devenue l'un des défis auxquels s'est attaqué Super Bigote  (Août 2024).