Le terme "techno-mondialisme" est apparu dans les années 1990, pour décrire le phénomène de mondialisation qui toucha le monde de l'innovation: la création, la transmission et la diffusion des technologies sont de plus en plus internationales. Le terme provenait des médias mais le monde académique s'en est rapidement saisi.
Le techno-globalism (techno-mondialisme) est une vision selon laquelle les technologies numériques, Internet et leurs infrastructures doivent être ouverts, interconnectés, et fonctionner à l'échelle mondiale sans limitation de frontières nationales. Global désigne également le fait qu'il y ait une interdépendance forte entre pays dans la production, le développement, déploiement, et utilisation des technologies. Cette globalité implique une libre circulation - ce qui n'interdit toutefois pas des formes de régulation mais définies en commun - des informations, des données, des technologies, des idées. Ouvert et accessible ne veut pas dire non régulé. La notion de globalité renvoie en effet à une dimension normative, l'idée d'une communauté mondiale qui partagerait des règles, des connaissances et des bénéfices communs. Cette vision s'oppose à une vision fragmentée en blocs nationaux et/ou idéologiques, politiques. Le techno-globalisme a pu être structurant, mais il est aujourd'hui contesté par la fragmentation, des dynamiques sécuritaires, des logiques économiques, etc.
Lire:
- Webster, Graham, et Justin Sherman. « The Fall and Rise of Techno-Globalism ». Foreign Affairs, 28 octobre 2021. https://www.foreignaffairs.com/articles/world/2021-10-28/fall-and-rise-techno-globalism.
- Edgerton, David. « The Contradictions of Techno-Nationalism and Techno-Globalism: A Historical Perspective ». New Global Studies 1, no 1 (2007): 34. https://doi.org/10.2202/1940-0004.1013.
- Archibugi, Daniele, et Jonathan Michie. « The globalisation of technology: a new taxonomy ». Cambridge Journal of Economics 19, no 1 (1995): 121‑40.